L’origine des expressions : vrai ou faux ?

Vrai ou faux · 16 affirmations · 2 min 40 s Difficulté : Facile · Langue française · Publié le

D’où viennent nos expressions ? Entre les origines solidement attestées et les étymologies populaires trop belles pour être vraies, il est facile de se tromper. Ce quiz de 16 affirmations vous demande de trancher : vrai ou faux ? Certaines histoires sont confirmées par les dictionnaires, d’autres sont des légendes, comme celle des sabots jetés dans les machines. Après chaque réponse, une courte explication rétablit la vérité. Répondez avec les touches V et F, ou avec les boutons.

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Vrai ou faux ? (touches V et F)

Temps 2:40

L’origine des expressions : vrai ou faux ?

Vrai ou faux ? Tranchez pour chaque affirmation : la correction et l’explication s’affichent aussitôt.

16 affirmations · 2 min 40 s

Mode de jeu

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  1. Affirmation 1 / 16

    L’expression « tirer les marrons du feu » a été rendue célèbre par une fable de La Fontaine.

Astuce : touches V et F (ou ← et →) pour répondre, Entrée pour continuer.

Comment jouer

  • Une affirmation à la fois : répondez « Vrai » ou « Faux ».
  • La correction et l’explication s’affichent aussitôt ; chaque bonne réponse vaut un point.
  • Touches V et F (ou ← et →) au clavier.
  • Mode « Libre » : pas de limite de temps, record enregistré à part.

Réponses et explications

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Chaque affirmation, vraie ou fausse, avec son explication.

  1. L’expression « tirer les marrons du feu » a été rendue célèbre par une fable de La Fontaine.

    Vrai

    Dans Le Singe et le Chat, le chat Raton sort des marrons du feu au profit du singe Bertrand. Une forme proche de l’expression est attestée dès 1640.

  2. Le mot « sabotage » vient d’ouvriers qui jetaient leurs sabots dans les machines.

    Faux

    Rien ne l’atteste. « Saboter » signifiait déjà « bâcler un travail » en 1808, et le syndicaliste Émile Pouget a popularisé « sabotage » à la fin du XIXe siècle.

  3. Le mot « salaire » a un lien avec le sel.

    Vrai

    Il vient du latin salarium, somme versée aux soldats romains, traditionnellement rattachée à l’achat de sel.

  4. Dans « ne pas être dans son assiette », le mot « assiette » désigne la vaisselle.

    Faux

    L’assiette est ici la position, l’équilibre, comme celle d’un cavalier en selle. Ne pas être dans son assiette, c’est ne pas être dans son état normal.

  5. Dans « avoir maille à partir », le verbe « partir » signifie « s’en aller ».

    Faux

    « Partir » a ici son sens ancien de « partager ». La maille, demi-denier, était la plus petite pièce : se disputer pour la partager, c’est se quereller pour rien.

  6. Le mot « bouquin » vient d’un mot néerlandais qui signifie « petit livre ».

    Vrai

    Il vient du moyen néerlandais boeckijn, diminutif de boek, « livre ». Il est attesté en français en 1459.

  7. L’expression « être aux abois » vient du vocabulaire de la chasse.

    Vrai

    Les abois sont les aboiements des chiens qui cernent l’animal épuisé, souvent un cerf, lorsqu’il se retourne pour leur faire face.

  8. Dans « avoir voix au chapitre », le chapitre est celui d’un livre.

    Faux

    Le chapitre est l’assemblée des chanoines ou des religieux. Avoir voix au chapitre, c’était avoir le droit d’y parler et d’y voter.

  9. L’expression « faire des gorges chaudes » vient de la fauconnerie.

    Vrai

    La gorge chaude était la chair encore chaude d’une proie, donnée à manger à l’oiseau de chasse. Le sens de « se moquer » est venu ensuite.

  10. Le mot « bistrot » vient du russe « bystro » (« vite »), crié par les cosaques à Paris en 1814.

    Faux

    C’est une légende. Le mot n’est attesté qu’en 1884, soit soixante-dix ans plus tard, ce qui la rend chronologiquement impossible selon Alain Rey.

  11. Dans « être sur la sellette », la sellette était un petit siège pour les accusés.

    Vrai

    Avant la Révolution, l’accusé était interrogé assis sur un siège bas, la sellette, dans une position humiliante.

  12. Dans « tenir le haut du pavé », le haut du pavé désigne le milieu de la rue.

    Faux

    C’est l’inverse : les rues pavées formaient un creux central où s’écoulaient les eaux sales. Le haut du pavé, plus propre, longeait les façades et revenait aux gens de rang élevé.

  13. Dans « à la queue leu leu », « leu » est une ancienne forme du mot « loup ».

    Vrai

    L’expression signifie littéralement « à la queue du loup, le loup » : les loups passaient pour marcher les uns derrière les autres.

  14. Dans « sans coup férir », « férir » est un ancien verbe qui signifie « frapper ».

    Vrai

    Son participe passé survit dans l’adjectif « féru ». « Sans coup férir », c’est obtenir quelque chose sans avoir à combattre, donc sans difficulté.

  15. Dans « payer rubis sur l’ongle », le rubis désigne à l’origine une pierre précieuse.

    Faux

    Au XVIIe siècle, le buveur qui vidait son verre en versait la dernière goutte de vin sur son ongle : ce petit « rubis » prouvait qu’il n’en restait rien.

  16. L’expression « faire long feu » vient du vocabulaire des armes à feu.

    Vrai

    Une poudre humide brûlait trop lentement et le coup ne partait pas comme prévu, d’où le sens d’échouer.