L’origine des expressions : vrai ou faux ?
D’où viennent nos expressions ? Entre les origines solidement attestées et les étymologies populaires trop belles pour être vraies, il est facile de se tromper. Ce quiz de 16 affirmations vous demande de trancher : vrai ou faux ? Certaines histoires sont confirmées par les dictionnaires, d’autres sont des légendes, comme celle des sabots jetés dans les machines. Après chaque réponse, une courte explication rétablit la vérité. Répondez avec les touches V et F, ou avec les boutons.
Jouer au quiz
Terminé !
soit ·
Profil :
À jouer ensuite
-
Les gentilés : comment s’appellent les habitants ?
Stéphanois, Bisontins, Malouins, Mussipontains… Associez onze villes à leur gentilé, parfois très déroutant, en évitant les erreurs.
-
La musique de A à Z
Accordéon, Beethoven, Jazz, Queen, Zouk : trouvez 26 instruments, genres, compositeurs et artistes de la musique, une lettre après l’autre, de A à Z.
-
Vikings et mythologie nordique : vrai ou faux ?
Casques à cornes, Odin, Thor, Valhalla, Leif Erikson, Rollon : 16 affirmations sur les Vikings et leurs dieux. Saurez-vous démêler le vrai du faux ?
L’origine des expressions : vrai ou faux ?
Vrai ou faux ? Tranchez pour chaque affirmation : la correction et l’explication s’affichent aussitôt.
Vous n’avez pas encore tenté ce quiz.
-
Affirmation 1 / 16
L’expression « tirer les marrons du feu » a été rendue célèbre par une fable de La Fontaine.
-
Affirmation 2 / 16
Le mot « sabotage » vient d’ouvriers qui jetaient leurs sabots dans les machines.
-
Affirmation 3 / 16
Le mot « salaire » a un lien avec le sel.
-
Affirmation 4 / 16
Dans « ne pas être dans son assiette », le mot « assiette » désigne la vaisselle.
-
Affirmation 5 / 16
Dans « avoir maille à partir », le verbe « partir » signifie « s’en aller ».
-
Affirmation 6 / 16
Le mot « bouquin » vient d’un mot néerlandais qui signifie « petit livre ».
-
Affirmation 7 / 16
L’expression « être aux abois » vient du vocabulaire de la chasse.
-
Affirmation 8 / 16
Dans « avoir voix au chapitre », le chapitre est celui d’un livre.
-
Affirmation 9 / 16
L’expression « faire des gorges chaudes » vient de la fauconnerie.
-
Affirmation 10 / 16
Le mot « bistrot » vient du russe « bystro » (« vite »), crié par les cosaques à Paris en 1814.
-
Affirmation 11 / 16
Dans « être sur la sellette », la sellette était un petit siège pour les accusés.
-
Affirmation 12 / 16
Dans « tenir le haut du pavé », le haut du pavé désigne le milieu de la rue.
-
Affirmation 13 / 16
Dans « à la queue leu leu », « leu » est une ancienne forme du mot « loup ».
-
Affirmation 14 / 16
Dans « sans coup férir », « férir » est un ancien verbe qui signifie « frapper ».
-
Affirmation 15 / 16
Dans « payer rubis sur l’ongle », le rubis désigne à l’origine une pierre précieuse.
-
Affirmation 16 / 16
L’expression « faire long feu » vient du vocabulaire des armes à feu.
Astuce : touches V et F (ou ← et →) pour répondre, Entrée pour continuer.
Comment jouer
- Une affirmation à la fois : répondez « Vrai » ou « Faux ».
- La correction et l’explication s’affichent aussitôt ; chaque bonne réponse vaut un point.
- Touches V et F (ou ← et →) au clavier.
- Mode « Libre » : pas de limite de temps, record enregistré à part.
Réponses et explications
Dévoile toutes les réponses
Chaque affirmation, vraie ou fausse, avec son explication.
-
L’expression « tirer les marrons du feu » a été rendue célèbre par une fable de La Fontaine.
Vrai
Dans Le Singe et le Chat, le chat Raton sort des marrons du feu au profit du singe Bertrand. Une forme proche de l’expression est attestée dès 1640.
-
Le mot « sabotage » vient d’ouvriers qui jetaient leurs sabots dans les machines.
Faux
Rien ne l’atteste. « Saboter » signifiait déjà « bâcler un travail » en 1808, et le syndicaliste Émile Pouget a popularisé « sabotage » à la fin du XIXe siècle.
-
Le mot « salaire » a un lien avec le sel.
Vrai
Il vient du latin salarium, somme versée aux soldats romains, traditionnellement rattachée à l’achat de sel.
-
Dans « ne pas être dans son assiette », le mot « assiette » désigne la vaisselle.
Faux
L’assiette est ici la position, l’équilibre, comme celle d’un cavalier en selle. Ne pas être dans son assiette, c’est ne pas être dans son état normal.
-
Dans « avoir maille à partir », le verbe « partir » signifie « s’en aller ».
Faux
« Partir » a ici son sens ancien de « partager ». La maille, demi-denier, était la plus petite pièce : se disputer pour la partager, c’est se quereller pour rien.
-
Le mot « bouquin » vient d’un mot néerlandais qui signifie « petit livre ».
Vrai
Il vient du moyen néerlandais boeckijn, diminutif de boek, « livre ». Il est attesté en français en 1459.
-
L’expression « être aux abois » vient du vocabulaire de la chasse.
Vrai
Les abois sont les aboiements des chiens qui cernent l’animal épuisé, souvent un cerf, lorsqu’il se retourne pour leur faire face.
-
Dans « avoir voix au chapitre », le chapitre est celui d’un livre.
Faux
Le chapitre est l’assemblée des chanoines ou des religieux. Avoir voix au chapitre, c’était avoir le droit d’y parler et d’y voter.
-
L’expression « faire des gorges chaudes » vient de la fauconnerie.
Vrai
La gorge chaude était la chair encore chaude d’une proie, donnée à manger à l’oiseau de chasse. Le sens de « se moquer » est venu ensuite.
-
Le mot « bistrot » vient du russe « bystro » (« vite »), crié par les cosaques à Paris en 1814.
Faux
C’est une légende. Le mot n’est attesté qu’en 1884, soit soixante-dix ans plus tard, ce qui la rend chronologiquement impossible selon Alain Rey.
-
Dans « être sur la sellette », la sellette était un petit siège pour les accusés.
Vrai
Avant la Révolution, l’accusé était interrogé assis sur un siège bas, la sellette, dans une position humiliante.
-
Dans « tenir le haut du pavé », le haut du pavé désigne le milieu de la rue.
Faux
C’est l’inverse : les rues pavées formaient un creux central où s’écoulaient les eaux sales. Le haut du pavé, plus propre, longeait les façades et revenait aux gens de rang élevé.
-
Dans « à la queue leu leu », « leu » est une ancienne forme du mot « loup ».
Vrai
L’expression signifie littéralement « à la queue du loup, le loup » : les loups passaient pour marcher les uns derrière les autres.
-
Dans « sans coup férir », « férir » est un ancien verbe qui signifie « frapper ».
Vrai
Son participe passé survit dans l’adjectif « féru ». « Sans coup férir », c’est obtenir quelque chose sans avoir à combattre, donc sans difficulté.
-
Dans « payer rubis sur l’ongle », le rubis désigne à l’origine une pierre précieuse.
Faux
Au XVIIe siècle, le buveur qui vidait son verre en versait la dernière goutte de vin sur son ongle : ce petit « rubis » prouvait qu’il n’en restait rien.
-
L’expression « faire long feu » vient du vocabulaire des armes à feu.
Vrai
Une poudre humide brûlait trop lentement et le coup ne partait pas comme prévu, d’où le sens d’échouer.