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Seigneurs, Église et campagnes (5e)
Chapitre : L'ordre seigneurial (5e) ›
Programme de référence : Programme d'histoire-géographie du cycle 4 (BO n° 31 du 30 juillet 2020)
Le chapitre de 5e « L'ordre seigneurial » étudie la société féodale et les campagnes au Moyen Âge. Ce quiz demande de mobiliser le cours et de raisonner à partir de situations, de comparaisons et de repères. On y rencontre les redevances, la dîme, les chevaliers, le droit de ban, le château fort, le Moyen Âge central et la conquête des terres. Chaque question propose quatre réponses, dont une seule est juste ; la correction explique le raisonnement en une ou deux phrases.
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-
Domination des campagnes par les seigneurs
Seigneurs, vassaux, tenures, droit de ban, dîme et défrichements : des affirmations à juger pour réviser la domination des campagnes au Moyen Âge.
-
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De l'essor de l'an mil à la Grande Jacquerie de 1358 : remettez dans l'ordre 9 repères du chapitre de 5e sur la formation et la domination des campagnes.
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Seigneurs, Église et campagnes (5e)
Une seule bonne réponse par question. La correction et l’explication s’affichent aussitôt.
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-
Question 1 / 18
Un évêque est à la fois membre de « ceux qui prient » et seigneur de plusieurs villages. Que montre ce cas sur la domination des campagnes au Moyen Âge ?
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-
Question 2 / 18
Un paysan qui tient une tenure paie sa redevance au seigneur. Il doit aussi faire moudre son grain au moulin seigneurial, en payant. Quelle conclusion tirer de cette situation ?
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-
Question 3 / 18
Une récolte de blé d'un paysan est soumise à la dîme et aux redevances dues au seigneur. Pourquoi peut-on parler d'une domination « conjointe » sur les campagnes ?
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-
Question 4 / 18
Qu'ont en commun le serf et le vassal au Moyen Âge ?
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-
Question 5 / 18
Un élève range un chevalier parmi « ceux qui travaillent », car celui-ci reçoit un fief de son seigneur. Quelle est l'erreur de son raisonnement ?
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-
Question 6 / 18
Au début de la période étudiée, le pouvoir direct du roi reste surtout limité au domaine royal. Quelle conséquence en tirer pour la domination des campagnes du reste du royaume ?
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-
Question 7 / 18
Un élève affirme : « Les défrichements du Moyen Âge n'ont aucun lien avec le néolithique, car ce sont des pratiques nouvelles. » Quelle est l'erreur de son raisonnement ?
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-
Question 8 / 18
Quelle différence fondamentale distingue la corvée des banalités ?
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-
Question 9 / 18
Un comte, seigneur laïque, fait bâtir un château fort au cœur de sa seigneurie. Quelle conclusion faut-il en tirer ?
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-
Question 10 / 18
Un élève affirme : « Le seigneur est puissant seulement parce qu'il possède la terre. » Quelle est l'erreur de cette affirmation ?
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-
Question 11 / 18
Un élève estime que les grands défrichements sont une réponse à la peste noire. Quelle est l'erreur de son raisonnement ?
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-
Question 12 / 18
Quel lien existe entre la Paix de Dieu et le pouvoir de l'Église sur les campagnes ?
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-
Question 13 / 18
Qu'ont en commun une tenure et un fief ?
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-
Question 14 / 18
Pourquoi le Moyen Âge central (XIe-XIIIe siècles) est-il décisif pour la domination des campagnes ?
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-
Question 15 / 18
Dans le schéma des trois ordres, ceux qui travaillent cultivent la terre. Pourquoi ce groupe est-il au cœur de la conquête des terres ?
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-
Question 16 / 18
Des moines défrichent une forêt pour la mettre en culture tout en suivant la règle de saint Benoît. Quel constat en tirer ?
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-
Question 17 / 18
Un village gagne de nouveaux champs sur une forêt entre le XIe et le XIIIe siècle. Quelle suite relie le mieux cette conquête des terres à l'ordre seigneurial ?
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-
Question 18 / 18
La dîme est un impôt versé à l'Église. Quel transfert de richesses cet impôt organise-t-il entre les trois ordres ?
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Réponses et explications
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-
Un évêque est à la fois membre de « ceux qui prient » et seigneur de plusieurs villages. Que montre ce cas sur la domination des campagnes au Moyen Âge ?
Réponse B : Les fonctions religieuses et seigneuriales peuvent se cumuler dans une même personne
Les évêques et les abbés peuvent être seigneurs : l'exercice d'une fonction religieuse ne s'oppose pas au pouvoir seigneurial sur un domaine.
-
Un paysan qui tient une tenure paie sa redevance au seigneur. Il doit aussi faire moudre son grain au moulin seigneurial, en payant. Quelle conclusion tirer de cette situation ?
Réponse D : Le seigneur tire des revenus de la terre confiée au paysan et de l'usage obligatoire du moulin
La redevance de la tenure et le paiement exigé pour moudre au moulin sont deux prélèvements distincts : le seigneur tire ses revenus de plusieurs sources à la fois.
-
Une récolte de blé d'un paysan est soumise à la dîme et aux redevances dues au seigneur. Pourquoi peut-on parler d'une domination « conjointe » sur les campagnes ?
Réponse A : Parce que l'Église prélève la dîme et le seigneur ses redevances sur la même récolte
Les prélèvements du seigneur et ceux de l'Église portent sur la même production : deux pouvoirs s'exercent donc sur une même récolte.
-
Qu'ont en commun le serf et le vassal au Moyen Âge ?
Réponse C : Ils dépendent d'un seigneur, le serf par son attache à la terre, le vassal par la fidélité qu'il lui doit
Le paysan attaché à la terre ne peut la quitter sans l'accord du seigneur ; le vassal, lui, prête hommage et doit fidélité : deux liens de dépendance.
-
Un élève range un chevalier parmi « ceux qui travaillent », car celui-ci reçoit un fief de son seigneur. Quelle est l'erreur de son raisonnement ?
Réponse D : Le fief est accordé en échange de services, souvent militaires : le chevalier combat
Un fief est concédé en échange de services, le plus souvent militaires : la fonction du chevalier relève donc de la guerre, et non du travail de la terre.
-
Au début de la période étudiée, le pouvoir direct du roi reste surtout limité au domaine royal. Quelle conséquence en tirer pour la domination des campagnes du reste du royaume ?
Réponse B : Cette domination revient surtout aux seigneurs, laïques comme ecclésiastiques
Hors du domaine royal, le roi n'exerce pas un pouvoir direct : les campagnes sont dominées par des seigneurs, qui y tirent leurs ressources.
-
Un élève affirme : « Les défrichements du Moyen Âge n'ont aucun lien avec le néolithique, car ce sont des pratiques nouvelles. » Quelle est l'erreur de son raisonnement ?
Réponse A : Les défrichements prolongent la mise en culture des terres, commencée dès le Néolithique
Les grands défrichements médiévaux s'inscrivent dans un mouvement très ancien, amorcé dès le néolithique avec les premières cultures.
-
Quelle différence fondamentale distingue la corvée des banalités ?
Réponse D : La corvée est un travail gratuit sur la réserve ; les banalités sont des taxes d'usage des équipements seigneuriaux
La corvée oblige le paysan à travailler gratuitement sur la réserve du seigneur. Les banalités obligent à utiliser ses moulins, fours ou pressoirs, moyennant paiement.
-
Un comte, seigneur laïque, fait bâtir un château fort au cœur de sa seigneurie. Quelle conclusion faut-il en tirer ?
Réponse B : Le château symbolise le pouvoir du seigneur et lui sert de résidence dans la seigneurie
Le château fort est la résidence du seigneur et le symbole de son pouvoir. Le comte, noble laïque, s'en sert pour affirmer sa domination sur la seigneurie.
-
Un élève affirme : « Le seigneur est puissant seulement parce qu'il possède la terre. » Quelle est l'erreur de cette affirmation ?
Réponse B : La seigneurie réunit des terres, des paysans et des droits de commandement, comme le ban
Le droit de ban donne au seigneur le pouvoir de commander, de contraindre et de punir. Sa puissance ne tient donc pas seulement à la possession des terres.
-
Un élève estime que les grands défrichements sont une réponse à la peste noire. Quelle est l'erreur de son raisonnement ?
Réponse A : Les grands défrichements se développent surtout du XIe au XIIIe siècle, bien avant la peste noire du XIVe
Les grands défrichements se situent surtout du XIe au XIIIe siècle, tandis que la peste noire frappe au XIVe siècle : elle ne peut donc en être la cause.
-
Quel lien existe entre la Paix de Dieu et le pouvoir de l'Église sur les campagnes ?
Réponse C : L'Église organise la Paix de Dieu et possède aussi des seigneuries où elle exerce son pouvoir
La Paix de Dieu est lancée par l'Église pour protéger les populations et les biens d'Église. Des évêques et des abbés peuvent aussi exercer des pouvoirs seigneuriaux.
-
Qu'ont en commun une tenure et un fief ?
Réponse B : Dans les deux cas, un bien, souvent une terre, est confié en échange d'une contrepartie
La tenure est une terre tenue par un paysan contre des redevances ; un fief, le plus souvent une terre, est concédé à un vassal contre des services.
-
Pourquoi le Moyen Âge central (XIe-XIIIe siècles) est-il décisif pour la domination des campagnes ?
Réponse C : Parce que les châteaux forts se multiplient et que les grands défrichements gagnent les campagnes
Le Moyen Âge central voit les châteaux forts se multiplier au XIe siècle et les grands défrichements se développer : deux transformations majeures des campagnes.
-
Dans le schéma des trois ordres, ceux qui travaillent cultivent la terre. Pourquoi ce groupe est-il au cœur de la conquête des terres ?
Réponse D : Parce que la mise en culture transforme les forêts et marais en terres cultivées
La conquête des terres désigne la transformation de la nature, comme les forêts et les marais, en terres cultivées : c'est le travail de ceux qui cultivent.
-
Des moines défrichent une forêt pour la mettre en culture tout en suivant la règle de saint Benoît. Quel constat en tirer ?
Réponse C : La forêt recule au profit des champs, et les moines participent à la mise en culture
La règle de saint Benoît demande aux moines de prier et de travailler. Les défrichements font reculer la forêt au profit des champs, et les moines y prennent part.
-
Un village gagne de nouveaux champs sur une forêt entre le XIe et le XIIIe siècle. Quelle suite relie le mieux cette conquête des terres à l'ordre seigneurial ?
Réponse A : Les surfaces cultivées s'étendent ; si le seigneur confie ces terres en tenure, il peut recevoir des redevances
Les défrichements agrandissent les surfaces cultivées. Lorsqu'une terre nouvelle est confiée en tenure, les paysans la cultivent en contrepartie de redevances au seigneur.
-
La dîme est un impôt versé à l'Église. Quel transfert de richesses cet impôt organise-t-il entre les trois ordres ?
Réponse A : Une part des récoltes des paysans qui travaillent est versée à l'Église, ceux qui prient
La dîme est un impôt versé à l'Église sur les récoltes. Elle prélève une part du travail des paysans au profit de ceux qui prient.
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Seigneurs, Église et campagnes (5e)
Nom : Date :
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Questions
- 1
Un évêque est à la fois membre de « ceux qui prient » et seigneur de plusieurs villages. Que montre ce cas sur la domination des campagnes au Moyen Âge ?
- ALe clergé reste à l'écart du pouvoir seigneurial, même sur les terres des évêques
- BLes fonctions religieuses et seigneuriales peuvent se cumuler dans une même personne
- CSeule la noblesse laïque peut exercer un pouvoir de commandement sur les paysans
- DUn évêque ne tire de ses terres que des dons librement versés par les paysans
- 2
Un paysan qui tient une tenure paie sa redevance au seigneur. Il doit aussi faire moudre son grain au moulin seigneurial, en payant. Quelle conclusion tirer de cette situation ?
- ALe moulin est gratuit ; le paysan ne paie que les redevances dues pour sa tenure
- BLe paysan choisit librement un autre moulin et n'a rien à payer au seigneur
- CLe paiement du moulin est la dîme, versée à l'Église sur la récolte du paysan
- DLe seigneur tire des revenus de la terre confiée au paysan et de l'usage obligatoire du moulin
- 3
Une récolte de blé d'un paysan est soumise à la dîme et aux redevances dues au seigneur. Pourquoi peut-on parler d'une domination « conjointe » sur les campagnes ?
- AParce que l'Église prélève la dîme et le seigneur ses redevances sur la même récolte
- BParce que la dîme et les redevances sont deux noms pour un même prélèvement sur la récolte
- CParce que le roi prélève la dîme avant le seigneur sur toute récolte paysanne
- DParce que le seigneur prend la dîme pour sa réserve, puis la reverse à l'Église
- 4
Qu'ont en commun le serf et le vassal au Moyen Âge ?
- AIls peuvent quitter le seigneur à tout moment, sans perdre de terre ni rompre d'engagement
- BIls sont tous deux paysans et cultivent, contre redevances, une tenure remise par un seigneur
- CIls dépendent d'un seigneur, le serf par son attache à la terre, le vassal par la fidélité qu'il lui doit
- DAucun des deux n'est lié à son seigneur par des obligations, des services ou une fidélité
- 5
Un élève range un chevalier parmi « ceux qui travaillent », car celui-ci reçoit un fief de son seigneur. Quelle est l'erreur de son raisonnement ?
- ALe chevalier relève de « ceux qui prient », puisqu'il dépend de l'Église
- BLe fief est une redevance versée à l'Église, non une contrepartie du seigneur
- CLe chevalier est un paysan tenu d'effectuer une corvée sur la réserve seigneuriale
- DLe fief est accordé en échange de services, souvent militaires : le chevalier combat
- 6
Au début de la période étudiée, le pouvoir direct du roi reste surtout limité au domaine royal. Quelle conséquence en tirer pour la domination des campagnes du reste du royaume ?
- ALes paysans sont commandés par le roi, qui perçoit directement leurs redevances
- BCette domination revient surtout aux seigneurs, laïques comme ecclésiastiques
- CLes campagnes échappent à tout pouvoir, car aucun seigneur n'y exerce son autorité
- DLe roi nomme chaque seigneur et contrôle la dîme dans l'ensemble du royaume
- 7
Un élève affirme : « Les défrichements du Moyen Âge n'ont aucun lien avec le néolithique, car ce sont des pratiques nouvelles. » Quelle est l'erreur de son raisonnement ?
- ALes défrichements prolongent la mise en culture des terres, commencée dès le Néolithique
- BLes défrichements médiévaux ne touchent que les marais, jamais les espaces forestiers
- CLe Néolithique est une période où les humains n'ont pas encore appris à cultiver la terre
- DLes défrichements médiévaux et le Néolithique relèvent uniquement du pouvoir des seigneurs
- 8
Quelle différence fondamentale distingue la corvée des banalités ?
- ALa corvée est un paiement en argent au seigneur ; les banalités sont des journées de travail gratuit
- BLa corvée et les banalités sont deux impôts identiques que les paysans versent à l'Église
- CLa corvée est une redevance due au roi, alors que les banalités sont des taxes payées à l'Église
- DLa corvée est un travail gratuit sur la réserve ; les banalités sont des taxes d'usage des équipements seigneuriaux
- 9
Un comte, seigneur laïque, fait bâtir un château fort au cœur de sa seigneurie. Quelle conclusion faut-il en tirer ?
- ALe comte quitte sa seigneurie pour s'installer durablement dans une ville voisine
- BLe château symbolise le pouvoir du seigneur et lui sert de résidence dans la seigneurie
- CLe château appartient à l'Église, qui en confie l'usage au comte pour protéger ses terres
- DLe château sert uniquement de lieu de culte aux paysans et n'a aucun rôle seigneurial
- 10
Un élève affirme : « Le seigneur est puissant seulement parce qu'il possède la terre. » Quelle est l'erreur de cette affirmation ?
- ALe seigneur ne tire aucun revenu des terres et n'exerce aucun pouvoir sur les paysans
- BLa seigneurie réunit des terres, des paysans et des droits de commandement, comme le ban
- CSeul le roi peut imposer des règles et rendre la justice aux paysans du royaume
- DLes paysans ne contribuent pas à la puissance du seigneur par leur travail ou leurs redevances
- 11
Un élève estime que les grands défrichements sont une réponse à la peste noire. Quelle est l'erreur de son raisonnement ?
- ALes grands défrichements se développent surtout du XIe au XIIIe siècle, bien avant la peste noire du XIVe
- BLes grands défrichements et la peste noire désignent deux phénomènes agricoles identiques
- CLa peste noire est une épidémie du XIe siècle, antérieure aux grands défrichements médiévaux
- DLes grands défrichements se développent surtout du XIVe au XVe siècle, après la peste noire
- 12
Quel lien existe entre la Paix de Dieu et le pouvoir de l'Église sur les campagnes ?
- AL'Église ne prend aucune part au pouvoir sur les campagnes : elle se consacre seulement à la prière
- BLa Paix de Dieu est une loi royale que les membres de l'Église ne font qu'appliquer
- CL'Église organise la Paix de Dieu et possède aussi des seigneuries où elle exerce son pouvoir
- DLa Paix de Dieu est réservée aux nobles laïques, les membres du clergé en étant exclus
- 13
Qu'ont en commun une tenure et un fief ?
- AIls sont réservés aux seigneurs laïques, et non aux paysans ni aux vassaux
- BDans les deux cas, un bien, souvent une terre, est confié en échange d'une contrepartie
- CNi les tenures ni les fiefs n'impliquent d'obligation pour ceux qui les reçoivent
- DIls désignent une même partie de la seigneurie, que l'on appelle la réserve
- 14
Pourquoi le Moyen Âge central (XIe-XIIIe siècles) est-il décisif pour la domination des campagnes ?
- AParce que la peste noire frappe précisément les campagnes pendant cette période
- BParce que le Moyen Âge tardif voit apparaître les tout premiers châteaux forts
- CParce que les châteaux forts se multiplient et que les grands défrichements gagnent les campagnes
- DParce que l'Église prend alors la place de tous les seigneurs laïques dans les campagnes
- 15
Dans le schéma des trois ordres, ceux qui travaillent cultivent la terre. Pourquoi ce groupe est-il au cœur de la conquête des terres ?
- AParce que les terres se mettent en culture sans aucune intervention humaine sur forêts et marais
- BParce que la conquête des terres relève uniquement du roi, sans lien avec le travail des villages
- CParce que la prière seule transforme forêts et marais en champs, sans travaux agricoles
- DParce que la mise en culture transforme les forêts et marais en terres cultivées
- 16
Des moines défrichent une forêt pour la mettre en culture tout en suivant la règle de saint Benoît. Quel constat en tirer ?
- ALa forêt gagne du terrain, car les moines plantent des arbres autour de leur monastère
- BLes moines cessent de travailler la terre et se consacrent uniquement à la prière
- CLa forêt recule au profit des champs, et les moines participent à la mise en culture
- DLes défrichements sont l'affaire des seigneurs laïques, jamais celle des religieux
- 17
Un village gagne de nouveaux champs sur une forêt entre le XIe et le XIIIe siècle. Quelle suite relie le mieux cette conquête des terres à l'ordre seigneurial ?
- ALes surfaces cultivées s'étendent ; si le seigneur confie ces terres en tenure, il peut recevoir des redevances
- BLes tenures deviennent des fiefs, et les paysans doivent alors hommage et services militaires au seigneur
- CLes champs rejoignent forcément la réserve seigneuriale ; les paysans les cultivent alors sans redevance de tenure
- DLes terres défrichées passent automatiquement à l'Église, qui remplace le seigneur et perçoit seule les redevances
- 18
La dîme est un impôt versé à l'Église. Quel transfert de richesses cet impôt organise-t-il entre les trois ordres ?
- AUne part des récoltes des paysans qui travaillent est versée à l'Église, ceux qui prient
- BUne part des récoltes des seigneurs revient aux paysans, qui forment ceux qui travaillent
- CUne part des récoltes produites par les guerriers est versée aux moines de chaque monastère
- DLes moines versent la dîme à l'Église sans rien prélever sur les récoltes des paysans
Seigneurs, Église et campagnes (5e) · recrequiz.fr/quizze/quiz/qcm-ordre-seigneurial-5e-difficile/
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Corrigé et explications
La bonne réponse de chaque question, avec son explication.
- 1
B · Les fonctions religieuses et seigneuriales peuvent se cumuler dans une même personne
Les évêques et les abbés peuvent être seigneurs : l'exercice d'une fonction religieuse ne s'oppose pas au pouvoir seigneurial sur un domaine.
- 2
D · Le seigneur tire des revenus de la terre confiée au paysan et de l'usage obligatoire du moulin
La redevance de la tenure et le paiement exigé pour moudre au moulin sont deux prélèvements distincts : le seigneur tire ses revenus de plusieurs sources à la fois.
- 3
A · Parce que l'Église prélève la dîme et le seigneur ses redevances sur la même récolte
Les prélèvements du seigneur et ceux de l'Église portent sur la même production : deux pouvoirs s'exercent donc sur une même récolte.
- 4
C · Ils dépendent d'un seigneur, le serf par son attache à la terre, le vassal par la fidélité qu'il lui doit
Le paysan attaché à la terre ne peut la quitter sans l'accord du seigneur ; le vassal, lui, prête hommage et doit fidélité : deux liens de dépendance.
- 5
D · Le fief est accordé en échange de services, souvent militaires : le chevalier combat
Un fief est concédé en échange de services, le plus souvent militaires : la fonction du chevalier relève donc de la guerre, et non du travail de la terre.
- 6
B · Cette domination revient surtout aux seigneurs, laïques comme ecclésiastiques
Hors du domaine royal, le roi n'exerce pas un pouvoir direct : les campagnes sont dominées par des seigneurs, qui y tirent leurs ressources.
- 7
A · Les défrichements prolongent la mise en culture des terres, commencée dès le Néolithique
Les grands défrichements médiévaux s'inscrivent dans un mouvement très ancien, amorcé dès le néolithique avec les premières cultures.
- 8
D · La corvée est un travail gratuit sur la réserve ; les banalités sont des taxes d'usage des équipements seigneuriaux
La corvée oblige le paysan à travailler gratuitement sur la réserve du seigneur. Les banalités obligent à utiliser ses moulins, fours ou pressoirs, moyennant paiement.
- 9
B · Le château symbolise le pouvoir du seigneur et lui sert de résidence dans la seigneurie
Le château fort est la résidence du seigneur et le symbole de son pouvoir. Le comte, noble laïque, s'en sert pour affirmer sa domination sur la seigneurie.
- 10
B · La seigneurie réunit des terres, des paysans et des droits de commandement, comme le ban
Le droit de ban donne au seigneur le pouvoir de commander, de contraindre et de punir. Sa puissance ne tient donc pas seulement à la possession des terres.
- 11
A · Les grands défrichements se développent surtout du XIe au XIIIe siècle, bien avant la peste noire du XIVe
Les grands défrichements se situent surtout du XIe au XIIIe siècle, tandis que la peste noire frappe au XIVe siècle : elle ne peut donc en être la cause.
- 12
C · L'Église organise la Paix de Dieu et possède aussi des seigneuries où elle exerce son pouvoir
La Paix de Dieu est lancée par l'Église pour protéger les populations et les biens d'Église. Des évêques et des abbés peuvent aussi exercer des pouvoirs seigneuriaux.
- 13
B · Dans les deux cas, un bien, souvent une terre, est confié en échange d'une contrepartie
La tenure est une terre tenue par un paysan contre des redevances ; un fief, le plus souvent une terre, est concédé à un vassal contre des services.
- 14
C · Parce que les châteaux forts se multiplient et que les grands défrichements gagnent les campagnes
Le Moyen Âge central voit les châteaux forts se multiplier au XIe siècle et les grands défrichements se développer : deux transformations majeures des campagnes.
- 15
D · Parce que la mise en culture transforme les forêts et marais en terres cultivées
La conquête des terres désigne la transformation de la nature, comme les forêts et les marais, en terres cultivées : c'est le travail de ceux qui cultivent.
- 16
C · La forêt recule au profit des champs, et les moines participent à la mise en culture
La règle de saint Benoît demande aux moines de prier et de travailler. Les défrichements font reculer la forêt au profit des champs, et les moines y prennent part.
- 17
A · Les surfaces cultivées s'étendent ; si le seigneur confie ces terres en tenure, il peut recevoir des redevances
Les défrichements agrandissent les surfaces cultivées. Lorsqu'une terre nouvelle est confiée en tenure, les paysans la cultivent en contrepartie de redevances au seigneur.
- 18
A · Une part des récoltes des paysans qui travaillent est versée à l'Église, ceux qui prient
La dîme est un impôt versé à l'Église sur les récoltes. Elle prélève une part du travail des paysans au profit de ceux qui prient.
Seigneurs, Église et campagnes (5e) · recrequiz.fr/quizze/quiz/qcm-ordre-seigneurial-5e-difficile/
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