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Conditions féminines au XIXe siècle (4e)
Chapitre : Conditions féminines au XIXe siècle (4e) ›
Programme de référence : Programme d'histoire-géographie du cycle 4 (BO n° 31 du 30 juillet 2020)
Au XIXe siècle, la France s'industrialise et la société change, mais les femmes restent exclues de la vie politique. Le Code civil de 1804 les place sous l'autorité de leur mari et le suffrage universel de 1848 ne concerne que les hommes. Paysannes, ouvrières, domestiques ou bourgeoises : leurs conditions de vie sont très différentes. Peu à peu, l'école s'ouvre aux filles et des militantes réclament l'égalité. Ce QCM de 20 questions reprend le chapitre de 4e sur les conditions féminines : statut, travail, éducation et premières revendications. Quatre propositions par question, une seule bonne réponse, cinq minutes, et une explication après chaque réponse.
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-
Être femme en France au XIXe siècle
Vote, travail à l'usine ou aux champs, école, divorce, revendications : des affirmations à vrai ou faux sur la condition des femmes au XIXe siècle.
-
Vrai ou faux : les femmes au XIXe siècle (4e)
Vrai ou faux sur la condition des femmes au XIXe siècle : le vote, le Code civil, le travail des ouvrières et des paysannes, l'école des filles, le féminisme.
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Conditions féminines au XIXe siècle (4e)
Une seule bonne réponse par question. La correction et l’explication s’affichent aussitôt.
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-
Question 1 / 20
En 1804, le Code civil (ou « Code Napoléon ») précise la place de la femme mariée. Sous quelle autorité la place-t-il ?
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-
Question 2 / 20
On dit que le Code civil fait de la femme une « éternelle mineure ». Qu'est-ce que cela signifie ?
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-
Question 3 / 20
En 1848, la IIe République établit le suffrage universel. Pourquoi les historiens le disent-ils « masculin » ?
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-
Question 4 / 20
Qui se présente aux élections législatives de 1849 pour réclamer l'égalité politique, alors que les femmes ne sont ni électrices ni éligibles ?
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-
Question 5 / 20
Autorisé pendant la Révolution puis supprimé en 1816, le divorce est rétabli en France en quelle année ?
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-
Question 6 / 20
Jusqu'à une loi de 1907, qui dispose légalement du salaire d'une ouvrière mariée ?
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-
Question 7 / 20
Dans quel secteur travaille le plus grand nombre de femmes actives en France au XIXe siècle ?
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-
Question 8 / 20
Dans l'industrie, quel secteur emploie le plus d'ouvrières au XIXe siècle ?
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-
Question 9 / 20
Au XIXe siècle, combien gagne en moyenne une ouvrière par rapport à un ouvrier ?
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-
Question 10 / 20
Beaucoup de jeunes filles venues de la campagne deviennent « domestiques » en ville. En quoi consiste ce travail ?
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-
Question 11 / 20
Quel est le rôle attendu d'une femme de la bourgeoisie au XIXe siècle ?
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-
Question 12 / 20
Quel nouveau lieu de travail, né à Paris dans les années 1850 avec le Bon Marché d'Aristide Boucicaut, offre de nombreux emplois de vendeuses ?
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-
Question 13 / 20
En 1879, la loi Paul Bert oblige chaque département à ouvrir une école normale de filles. À quoi sert cette école ?
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-
Question 14 / 20
Avant les lois Ferry, à qui l'instruction des filles est-elle très souvent confiée ?
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-
Question 15 / 20
Que changent les lois Ferry de 1881 et 1882 pour les filles ?
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-
Question 16 / 20
Que crée la loi Camille Sée de 1880 ?
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-
Question 17 / 20
En 1861, à Lyon, Julie-Victoire Daubié entre dans l'histoire. Pourquoi ?
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-
Question 18 / 20
À partir de 1880, la militante Hubertine Auclert refuse de payer ses impôts. Quel est son argument ?
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-
Question 19 / 20
Institutrice, Louise Michel combat pendant la Commune de Paris en 1871. Que lui arrive-t-il ensuite ?
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-
Question 20 / 20
En 1897, Marguerite Durand fonde La Fronde. Qu'a de particulier ce journal ?
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Réponses et explications
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-
En 1804, le Code civil (ou « Code Napoléon ») précise la place de la femme mariée. Sous quelle autorité la place-t-il ?
Réponse C : Celle de son mari
L'article 213 du Code civil dit : « Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari. » Cette règle reste en vigueur jusqu'en 1938.
-
On dit que le Code civil fait de la femme une « éternelle mineure ». Qu'est-ce que cela signifie ?
Réponse A : Mariée, elle reste comme une enfant sous l'autorité de son mari
Comme un enfant, la femme mariée n'a pas de pleine capacité juridique : son mari gère les biens du ménage et exerce l'autorité sur les enfants. Les célibataires majeures et les veuves, elles, peuvent gérer leurs biens.
-
En 1848, la IIe République établit le suffrage universel. Pourquoi les historiens le disent-ils « masculin » ?
Réponse B : Parce que les femmes en sont exclues
Tous les hommes de 21 ans et plus peuvent voter, mais aucune femme. Les Françaises n'obtiennent le droit de vote qu'en 1944 et votent pour la première fois en 1945.
-
Qui se présente aux élections législatives de 1849 pour réclamer l'égalité politique, alors que les femmes ne sont ni électrices ni éligibles ?
Réponse D : Jeanne Deroin
Ancienne ouvrière devenue institutrice, Jeanne Deroin écrit dans le journal La Voix des femmes fondé en 1848. Sa candidature, que la loi ne reconnaît pas, ne recueille qu'une quinzaine de voix et est moquée par la presse.
-
Autorisé pendant la Révolution puis supprimé en 1816, le divorce est rétabli en France en quelle année ?
Réponse C : 1884
La loi Naquet du 27 juillet 1884 rétablit le divorce, mais seulement pour faute (par exemple l'adultère ou les violences), et non par consentement mutuel.
-
Jusqu'à une loi de 1907, qui dispose légalement du salaire d'une ouvrière mariée ?
Réponse A : Son mari
Avant la loi du 13 juillet 1907, le mari administre les biens du ménage et peut toucher le salaire de sa femme. Cette loi permet aux épouses de disposer librement de ce qu'elles gagnent.
-
Dans quel secteur travaille le plus grand nombre de femmes actives en France au XIXe siècle ?
Réponse D : Dans l'agriculture, aux champs
La France reste un pays largement rural : l'agriculture est le premier employeur de femmes, devant l'industrie et les services. Leur travail, vu comme une simple aide à la famille, est souvent mal compté par les recensements.
-
Dans l'industrie, quel secteur emploie le plus d'ouvrières au XIXe siècle ?
Réponse B : Le textile
Filatures et tissages emploient beaucoup de femmes et d'enfants. Les ouvrières y travaillent de longues journées, six jours par semaine, dans le bruit des machines.
-
Au XIXe siècle, combien gagne en moyenne une ouvrière par rapport à un ouvrier ?
Réponse C : Environ moitié moins
Le salaire féminin est considéré comme un simple complément de celui du mari. Certains ouvriers voient d'ailleurs dans les femmes une main-d'œuvre concurrente parce qu'elle est moins payée.
-
Beaucoup de jeunes filles venues de la campagne deviennent « domestiques » en ville. En quoi consiste ce travail ?
Réponse A : Être employée de maison au service d'une famille
Bonne à tout faire, cuisinière ou femme de chambre, la domestique fait le ménage, le linge et la cuisine. Souvent logée chez ses patrons, elle a peu de temps libre.
-
Quel est le rôle attendu d'une femme de la bourgeoisie au XIXe siècle ?
Réponse D : Tenir la maison et élever les enfants
Pour la bourgeoisie, une épouse qui n'a pas besoin de travailler hors du foyer est un signe de réussite sociale. Elle est d'abord vue comme épouse et mère.
-
Quel nouveau lieu de travail, né à Paris dans les années 1850 avec le Bon Marché d'Aristide Boucicaut, offre de nombreux emplois de vendeuses ?
Réponse B : Les grands magasins
Le Bon Marché, puis le Printemps ou les Galeries Lafayette, emploient de nombreuses vendeuses. Émile Zola décrit ce monde dans son roman Au Bonheur des Dames (1883).
-
En 1879, la loi Paul Bert oblige chaque département à ouvrir une école normale de filles. À quoi sert cette école ?
Réponse A : À former des institutrices
Les écoles normales forment les maîtres et maîtresses de l'école primaire. Le métier d'institutrice devient l'un des rares métiers qualifiés ouverts aux femmes.
-
Avant les lois Ferry, à qui l'instruction des filles est-elle très souvent confiée ?
Réponse C : À des religieuses catholiques
Les lois Falloux (1850) et Duruy (1867) demandent aux communes d'ouvrir des écoles de filles, mais une grande partie est tenue par des religieuses. La IIIe République confie ensuite peu à peu l'école publique à des institutrices laïques.
-
Que changent les lois Ferry de 1881 et 1882 pour les filles ?
Réponse D : Elles rendent l'instruction obligatoire pour les filles aussi
L'école primaire publique devient gratuite (1881) et laïque (1882), et l'instruction devient obligatoire de 6 à 13 ans pour les filles comme pour les garçons (1882). Les programmes restent en partie différents : travaux d'aiguille pour les filles, exercices militaires pour les garçons.
-
Que crée la loi Camille Sée de 1880 ?
Réponse B : Des lycées publics de jeunes filles
Les filles peuvent désormais suivre un enseignement secondaire public. Mais leurs programmes diffèrent de ceux des garçons et ne préparent pas au baccalauréat.
-
En 1861, à Lyon, Julie-Victoire Daubié entre dans l'histoire. Pourquoi ?
Réponse A : Elle est la première Française à obtenir le baccalauréat
Après des refus ailleurs, l'académie de Lyon l'autorise à passer l'examen, à 37 ans. Elle devient ensuite, en 1871, la première licenciée ès lettres.
-
À partir de 1880, la militante Hubertine Auclert refuse de payer ses impôts. Quel est son argument ?
Réponse C : Les femmes ne votent pas, donc n'ont pas à payer l'impôt
Cette « grève de l'impôt » sert à faire connaître sa revendication principale : le droit de vote des femmes. En 1881, elle fonde aussi le journal La Citoyenne.
-
Institutrice, Louise Michel combat pendant la Commune de Paris en 1871. Que lui arrive-t-il ensuite ?
Réponse D : Elle est condamnée et déportée en Nouvelle-Calédonie
Pendant la Semaine sanglante, elle se livre aux Versaillais pour faire libérer sa mère, arrêtée à sa place. Condamnée en décembre 1871, elle arrive en Nouvelle-Calédonie en 1873 ; amnistiée, elle rentre en France en 1880 et continue à militer.
-
En 1897, Marguerite Durand fonde La Fronde. Qu'a de particulier ce journal ?
Réponse B : Il est rédigé et dirigé uniquement par des femmes
Ce quotidien veut prouver que les femmes peuvent traiter tous les sujets, de la politique à l'économie. Il défend aussi les droits des femmes, comme d'autres journaux féministes du siècle.
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Conditions féminines au XIXe siècle (4e)
Nom : Date :
Une seule bonne réponse par question. Entourez la lettre de votre choix.
Questions
- 1
En 1804, le Code civil (ou « Code Napoléon ») précise la place de la femme mariée. Sous quelle autorité la place-t-il ?
- ACelle du maire de sa commune
- BCelle de l'Église
- CCelle de son mari
- DCelle de ses enfants majeurs
- 2
On dit que le Code civil fait de la femme une « éternelle mineure ». Qu'est-ce que cela signifie ?
- AMariée, elle reste comme une enfant sous l'autorité de son mari
- BElle n'a jamais le droit de se marier avant l'âge de 30 ans
- CElle doit obligatoirement vivre chez ses parents jusqu'à 30 ans
- DElle n'a pas le droit d'aller à l'école, même à l'âge adulte
- 3
En 1848, la IIe République établit le suffrage universel. Pourquoi les historiens le disent-ils « masculin » ?
- AParce que seuls les hommes riches peuvent voter
- BParce que les femmes en sont exclues
- CParce que seuls les soldats peuvent voter
- DParce que les femmes votent mais ne peuvent pas être élues
- 4
Qui se présente aux élections législatives de 1849 pour réclamer l'égalité politique, alors que les femmes ne sont ni électrices ni éligibles ?
- AGeorge Sand
- BLouise Michel
- CMarie Curie
- DJeanne Deroin
- 5
Autorisé pendant la Révolution puis supprimé en 1816, le divorce est rétabli en France en quelle année ?
- A1830
- B1848
- C1884
- D1905
- 6
Jusqu'à une loi de 1907, qui dispose légalement du salaire d'une ouvrière mariée ?
- ASon mari
- BElle-même
- CSon patron, qui le garde jusqu'à sa retraite
- DL'État
- 7
Dans quel secteur travaille le plus grand nombre de femmes actives en France au XIXe siècle ?
- ADans les usines textiles
- BDans les bureaux des administrations
- CDans les grands magasins
- DDans l'agriculture, aux champs
- 8
Dans l'industrie, quel secteur emploie le plus d'ouvrières au XIXe siècle ?
- ALa sidérurgie
- BLe textile
- CLes mines de charbon
- DLa construction des chemins de fer
- 9
Au XIXe siècle, combien gagne en moyenne une ouvrière par rapport à un ouvrier ?
- AAutant que lui
- BUn peu plus que lui
- CEnviron moitié moins
- DDix fois moins que lui
- 10
Beaucoup de jeunes filles venues de la campagne deviennent « domestiques » en ville. En quoi consiste ce travail ?
- AÊtre employée de maison au service d'une famille
- BTravailler à la chaîne dans une usine automobile
- CTenir une boutique dont elle est la propriétaire
- DEnseigner la lecture dans une école de village
- 11
Quel est le rôle attendu d'une femme de la bourgeoisie au XIXe siècle ?
- ADiriger l'entreprise familiale à la place de son mari
- BTravailler à l'usine pour compléter les revenus du ménage
- CFaire carrière dans la politique comme députée
- DTenir la maison et élever les enfants
- 12
Quel nouveau lieu de travail, né à Paris dans les années 1850 avec le Bon Marché d'Aristide Boucicaut, offre de nombreux emplois de vendeuses ?
- ALes manufactures royales
- BLes grands magasins
- CLes halles aux grains
- DLes comptoirs coloniaux
- 13
En 1879, la loi Paul Bert oblige chaque département à ouvrir une école normale de filles. À quoi sert cette école ?
- AÀ former des institutrices
- BÀ former des infirmières militaires
- CÀ préparer les jeunes filles au mariage
- DÀ accueillir les orphelines
- 14
Avant les lois Ferry, à qui l'instruction des filles est-elle très souvent confiée ?
- AÀ des professeurs de l'université
- BÀ des officiers de l'armée
- CÀ des religieuses catholiques
- DAux maires des communes
- 15
Que changent les lois Ferry de 1881 et 1882 pour les filles ?
- AElles ouvrent l'armée et la marine aux jeunes femmes
- BElles donnent le droit de vote aux femmes de plus de 21 ans
- CElles réservent l'école publique et gratuite aux garçons
- DElles rendent l'instruction obligatoire pour les filles aussi
- 16
Que crée la loi Camille Sée de 1880 ?
- ALes premières écoles maternelles
- BDes lycées publics de jeunes filles
- CLe baccalauréat féminin
- DLes premières universités mixtes
- 17
En 1861, à Lyon, Julie-Victoire Daubié entre dans l'histoire. Pourquoi ?
- AElle est la première Française à obtenir le baccalauréat
- BElle est la première femme élue députée à l'Assemblée
- CElle fonde le premier syndicat d'ouvrières de la soie
- DElle devient la première femme médecin diplômée en France
- 18
À partir de 1880, la militante Hubertine Auclert refuse de payer ses impôts. Quel est son argument ?
- ALes impôts servent surtout à financer l'armée et les guerres
- BLes femmes gagnent moins que les hommes pour le même travail
- CLes femmes ne votent pas, donc n'ont pas à payer l'impôt
- DLes impôts sont plus élevés à Paris que dans les campagnes
- 19
Institutrice, Louise Michel combat pendant la Commune de Paris en 1871. Que lui arrive-t-il ensuite ?
- AElle est élue maire de Paris par les Parisiens
- BElle devient ministre de l'Instruction publique
- CElle part s'installer aux États-Unis comme institutrice
- DElle est condamnée et déportée en Nouvelle-Calédonie
- 20
En 1897, Marguerite Durand fonde La Fronde. Qu'a de particulier ce journal ?
- AIl est réservé aux seuls lecteurs masculins
- BIl est rédigé et dirigé uniquement par des femmes
- CIl ne parle que de mode, de cuisine et de couture
- DC'est le journal officiel du gouvernement français
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Récré · quiz gratuit
Corrigé et explications
La bonne réponse de chaque question, avec son explication.
- 1
C · Celle de son mari
L'article 213 du Code civil dit : « Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari. » Cette règle reste en vigueur jusqu'en 1938.
- 2
A · Mariée, elle reste comme une enfant sous l'autorité de son mari
Comme un enfant, la femme mariée n'a pas de pleine capacité juridique : son mari gère les biens du ménage et exerce l'autorité sur les enfants. Les célibataires majeures et les veuves, elles, peuvent gérer leurs biens.
- 3
B · Parce que les femmes en sont exclues
Tous les hommes de 21 ans et plus peuvent voter, mais aucune femme. Les Françaises n'obtiennent le droit de vote qu'en 1944 et votent pour la première fois en 1945.
- 4
D · Jeanne Deroin
Ancienne ouvrière devenue institutrice, Jeanne Deroin écrit dans le journal La Voix des femmes fondé en 1848. Sa candidature, que la loi ne reconnaît pas, ne recueille qu'une quinzaine de voix et est moquée par la presse.
- 5
C · 1884
La loi Naquet du 27 juillet 1884 rétablit le divorce, mais seulement pour faute (par exemple l'adultère ou les violences), et non par consentement mutuel.
- 6
A · Son mari
Avant la loi du 13 juillet 1907, le mari administre les biens du ménage et peut toucher le salaire de sa femme. Cette loi permet aux épouses de disposer librement de ce qu'elles gagnent.
- 7
D · Dans l'agriculture, aux champs
La France reste un pays largement rural : l'agriculture est le premier employeur de femmes, devant l'industrie et les services. Leur travail, vu comme une simple aide à la famille, est souvent mal compté par les recensements.
- 8
B · Le textile
Filatures et tissages emploient beaucoup de femmes et d'enfants. Les ouvrières y travaillent de longues journées, six jours par semaine, dans le bruit des machines.
- 9
C · Environ moitié moins
Le salaire féminin est considéré comme un simple complément de celui du mari. Certains ouvriers voient d'ailleurs dans les femmes une main-d'œuvre concurrente parce qu'elle est moins payée.
- 10
A · Être employée de maison au service d'une famille
Bonne à tout faire, cuisinière ou femme de chambre, la domestique fait le ménage, le linge et la cuisine. Souvent logée chez ses patrons, elle a peu de temps libre.
- 11
D · Tenir la maison et élever les enfants
Pour la bourgeoisie, une épouse qui n'a pas besoin de travailler hors du foyer est un signe de réussite sociale. Elle est d'abord vue comme épouse et mère.
- 12
B · Les grands magasins
Le Bon Marché, puis le Printemps ou les Galeries Lafayette, emploient de nombreuses vendeuses. Émile Zola décrit ce monde dans son roman Au Bonheur des Dames (1883).
- 13
A · À former des institutrices
Les écoles normales forment les maîtres et maîtresses de l'école primaire. Le métier d'institutrice devient l'un des rares métiers qualifiés ouverts aux femmes.
- 14
C · À des religieuses catholiques
Les lois Falloux (1850) et Duruy (1867) demandent aux communes d'ouvrir des écoles de filles, mais une grande partie est tenue par des religieuses. La IIIe République confie ensuite peu à peu l'école publique à des institutrices laïques.
- 15
D · Elles rendent l'instruction obligatoire pour les filles aussi
L'école primaire publique devient gratuite (1881) et laïque (1882), et l'instruction devient obligatoire de 6 à 13 ans pour les filles comme pour les garçons (1882). Les programmes restent en partie différents : travaux d'aiguille pour les filles, exercices militaires pour les garçons.
- 16
B · Des lycées publics de jeunes filles
Les filles peuvent désormais suivre un enseignement secondaire public. Mais leurs programmes diffèrent de ceux des garçons et ne préparent pas au baccalauréat.
- 17
A · Elle est la première Française à obtenir le baccalauréat
Après des refus ailleurs, l'académie de Lyon l'autorise à passer l'examen, à 37 ans. Elle devient ensuite, en 1871, la première licenciée ès lettres.
- 18
C · Les femmes ne votent pas, donc n'ont pas à payer l'impôt
Cette « grève de l'impôt » sert à faire connaître sa revendication principale : le droit de vote des femmes. En 1881, elle fonde aussi le journal La Citoyenne.
- 19
D · Elle est condamnée et déportée en Nouvelle-Calédonie
Pendant la Semaine sanglante, elle se livre aux Versaillais pour faire libérer sa mère, arrêtée à sa place. Condamnée en décembre 1871, elle arrive en Nouvelle-Calédonie en 1873 ; amnistiée, elle rentre en France en 1880 et continue à militer.
- 20
B · Il est rédigé et dirigé uniquement par des femmes
Ce quotidien veut prouver que les femmes peuvent traiter tous les sujets, de la politique à l'économie. Il défend aussi les droits des femmes, comme d'autres journaux féministes du siècle.
Conditions féminines au XIXe siècle (4e) · recrequiz.fr/quizze/quiz/qcm-conditions-feminines-xixe-4e-moyen/
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